Hausse du taux d’inoccupation, chute des ventes, hausse des prix de vente. Qui a dit qu’il n’y avait pas d’action dans l’immobilier?
Selon les dernières données de l’Agence Canadienne de l’immeuble (ACI), les ventes de maisons ont chuté de 4,3% en mai, principalement en raison de baisses dans les villes de Toronto, Ottawa et Vancouver. Or, le prix moyen de vente aurait grimpé de 8,5%. Y-aurait-il un lien?
Pas selon l’ACI, qui fait plutôt une corrélation avec les ventes élevées du mois d’avril. Si vous vous souvenez bien, les règles du financement hypothécaire ont été changées cette année, et les mesures prenaient effet en mai. Bon, certains (dont je suis) diront que les règles sont aisément contournables et qu’en fait on a changé 4 trente sous pour une piasse… mais bon là n’est pas le propos du présent billet
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Bref, selon l’ACI, cette baisse des ventes serait attribuable au fait que nombre d’acheteurs auraient devancé leur projet d’achat (ou de vente, selon le bord que vous prenez!) pour éviter de tomber sous le joug des nouvelles normes.
De mon côté, je ne peux m’empêcher de croire que l’augmentation du prix moyen de vente n’est quand même pas étranger à tout cela. Plus le temps passe, plus l’accessibilité à la propriété diminue. Je crois que plusieurs ménages ont constaté qu’ils ne pouvaient pas pour le moment se payer une maison, et malheureusement que d’autres ont découvert avec les aléas de la crise qu’ils ne pouvaient conserver la leur.
Or, quand on traîne des dettes, on peut vouloir les rembourser en vendant sa demeure suffisamment cher pour couvrir la somme due mais pas trop pour ne pas être en dehors des prix de vente moyen de son secteur.
De plus, le taux d’inoccupation des logements locatifs serait en légère hausse (mais bon, dans ce domaine, dépendamment de «quel côté» on est, on n’a pas les mêmes données… plutôt manichéen). Ce que cela pourrait signifier, c’est qu’il y a davantage de logements disponibles pour être loués sur le marché.
Hier, je me disais justement qu’il y avait beaucoup de pancartes «à louer» dans mon quartier pour cette période de l’année. D’habitude, plus juin avance, moins je vois de pancartes et je vis dans le même quartier depuis maintenant 7 ans. J’avais donc un doute, et je suis bien contente que mes 2 logements soient loués depuis des mois!
Moi j’ai l’impression depuis quelques mois que le marché surchauffe et qu’éventuellement tout cela nous éclatera peut-être au visage. Attention, pas nécessairement comme aux USA où ça a été une vraie hécatombe qui continue. Ce que je verrais, ce sont des logements inoccupés à la hausse en raison de loyers trop élevés dans certains quartiers qui font de la surenchère (un logement pour une famille de 4 est presqu’aussi cher qu’une hypothèque à Montréal dans certains quartiers… et même plus parfois!).
Je verrais aussi des maisons en vente sur de plus longues période et finir par trouver preneur après maintes révisions de prix. Et du harcèlement de la part des agents immobiliers pour trouver des propriétés à vendre. D’ailleurs, ça a déjà commencé, je reçois désormais de la publicité TOUS LES JOURS de quatre agences différentes qui veulent vendre ma maison.
Mais bon, je suis loin d’être une experte du domaine. Ça n’est que mon «pif»
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