Le taux d’épargne des ménages canadiens a fait un bond astronomique pendant la récession. L’économiste principal de la banque CIBC, Benjamin Tal, a affirmé au Devoir que le taux d’épargne des ménages canadiens se situait actuellement tout juste sous la barre des 5%.
Cela constitue un record, puisque ce taux a été atteint pour la dernière fois en 2001. M. Tal souligne également que selon lui, les canadiens pourront cotiser davantage côté RÉERS puisque leur revenu disponible a augmenté de 3,5% entre mars et septembre 2009.
Devrions-nous nous réjouir de ces statistiques? Laissez-moi en ajouter d’autres, ensuite nous tenterons de nous faire une tête là-dessus
Si on regarde un peu plus loin qu’un horizon de 10 ans, on constate que le taux d’épargne des ménages canadiens était en constante baisse depuis les années 1980. Si en 1982 ce taux a atteint un sommet de 20,2%, il a également frappé un creux abyssal en 2005 avec un faible 1,2%.
Donc, même si ce retour à la hausse est un point positif, on est quand même loin des taux que l’on a déjà connu. Si vous surfez différents sites sur les finances personnelles et l’épargne, on suggère généralement de tenter d’atteindre un taux d’épargne correspondant à 10% de votre revenu net. N’oubliez pas, c’est une de vos «factures» les plus importantes, sinon la plus importante
.
L’endettement moyen des ménage a cru de 4,7% par an, pendant les années 1977 à2007, et cette croissance de l’endettement est due à la consommation et non à l’accumulation d’actifs, par exemple les actifs immobiliers. De plus, la croissance de la dette des ménages a cru plus rapidement que leurs actifs et, plus dramatique… que leurs revenus.
Suivant cela… vous avez sûrement entendu parler de l’augmentation des reprises de finances, des propositions de consommateurs et des faillites personnelles. Donc, que feront les canadiens de cette théorique marge de manoeuvre financière de 3,5%?
Pour ma part, je l’enverrais au service de ma dette et je continuerais d’utiliser ma stratégie de cotisation à la source pour mes RÉERS. De cette façon, j’utilise mon côté émotif à bon escient pour gérer ma dette, mais aussi mon épargne. Je maintient mon attention sur ma dette à la Banque Papa&Maman que je veux régler selon le calendrier convenu, mais si possible plus vite, tout en continuant d’épargner pour le futur.
Faisons un exemple en dollars plutôt qu’en pourcentages. Sur une paie nette de 500$ par semaine, cela représente 17,50$, ce qui fait 910$ sur un an. Ce n’est pas le klondike, mais c’est suffisant pour payer par exemple un voyage pour 2 dans le sud acheté à la dernière minute
ou encore pour rattraper des droits inutilisés RÉER… ou payer plus vite une dette qui traîne sur une carte de crédit.
Vous, que feriez-vous d’une marge de manoeuvre supplémentaire de 3,5% de votre revenu disponible?
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Bonjour MamaZen
Il est certain qu’avec la facilité du crédit octroyé aux gens dans les dernières années et la démocratisation de la bourse, les gens auront moins tendances à épargner. En plus de prêter de l’argent en surplus sur l’équité de leurs maisons, alors là, c’est le party assuré(tiens! tiens! ça me rappelle un certain crash immobilier aux USA).
Travaillant sur la route, je voyais dans les quartiers réputé ”pauvre” de Montréal, des devantures de magasins de meubles qui faisaient crédit aux gens sur le ”BS” (diminutif d’assistance sociale au Québec). Ces gens reçoivent un petit chèque pour littéralement survivre tous le mois et ils vont s’acheter des meubles à crédit ??!!….. ouch!
Et avec la baisse continuelle des taux d’intérêt et une bourse qui ne cesse de créer des bulles spéculatives, difficile de bâtir un pays d’épargnants et d’économes. Les gens se bousculeront plutôt vers l’endroit où on leur promet des rendements miraculeux.
En passant, très joli le design de votre nouveau site. Félicitations.
Bonjour Mimi! Merci de votre commentaire et de votre compliment!
En effet, il y a même des commerces qui louent ou vendent des meubles pour permettre aux gens qui n’ont rien de se meubler. De l’extérieur ça a presque l’air d’une bonne action, mais quand on explore plus loin leurs façons de faire… c’est douteux! Et puis, la baisse des taux d’intérêts n’incite pas vraiment à l’épargne… pour ceux qui ont des dettes, c’est le temps de les payer! Pour ceux qui n’en n’ont pas… le temps de magasiner son planificateur financier si ce n’est pas encore fait
Allo Mama-Zen,
Moi je payerais la fameuse somme encore due à mon ex, et j’utiliserais le reste pour rembourser mon hypothèque… taux d’intérêt bas ou pas, je n’aurais de cesse que lorsque ma maison sera payée, et que je pourrais enfin dire qu’elle est à moi. À bas les dettes
J’enverrais cette argent à créditeurs sans attendre. Le taux d’intérêt des cartes de crédit étant plus élevé que le taux d’intérêt des comptes épargne, c’est la solution la plus rationnelle. Le taux d’épargne semble toujours augmenté lors d’une récession mais dès que le temps ira mieux et que tout le monde retrouve sa sécurité d’emploi, ces épargnes seront vite dépensé sur l’achat d’une voiture ou d’une télé plasma.
Bien dit sarah! C’est ce que je crains, qu’il y ait comme une «vague de fond»… comme la crise n’a pas duré longtemps (à mon avis) j’ai l’impression qu’il suffira de peu de choses pour qu’une masse critique de gens retrouvent bien vite leurs mauvaises habitudes de consommation.
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Hello Bailey Jenkins and welcome on objectif-dette-zero.com. Thanks for passing by, hope to read you again on my upcoming posts
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